Inquiétude

  • 2021

*

Je la cherche et la vois refleurir,
dans l’illégalité de notre société,
la mélodie qui constituera notre avenir.

Inquiétude
toujours tapie dans l’ombre,
tu me guettes.
À la tombée du jour,
je me questionne.

Est-ce que je rêve encore ?
La flamme est là,
celle de ce début d’année,
elle danse dans mon cœur toujours aussi fort,
dans l’attente d’un battement d’ailes,
pour la faire virevolter
et des rires pour la faire crépiter.

Je continue à imaginer des mondes,
où les baleines dansent sur les nuages.
L’invisible sous mes yeux se révèle et
je meurs d’envie de le partager avec vous.

*

Nous y voilà ! Apparemment, c’est la réouverture !? Soyons honnêtes, cette réouverture ne se fait pas sans heurt dans les coulisses. Le cadre sanitaire très strict et contraignant n’est pas facile à gérer pour les petits lieux.

Le contexte, depuis plus d’un an, a mis les métiers de la Culture au placard sans se poser la question de leur utilité, par exemple, d’un point de vue psychologique. Depuis bientôt 3 mois, des lieux culturels sont occupés en France, au-delà des revendications sociales, je voulais partager avec vous mon expérience au sein de La Comédie de Clermont-Ferrand, scène nationale. L’ouverture de ce lieu, dans une situation compliquée à vivre humainement a été une bouffée d’oxygène. Ce lieu, phare de la ville, s’est vu revivre dans un espace empli de mémoire. Dans l’écrin des claustras triangulaires en béton, propre à cette architecture des années 60 réalisée par l’architecte Valentin Vigneron et des fresques murales de Jean Mosnier, l’occupation avait lieu principalement dans le grand hall. Cet espace, ouvert à tou.te.s est devenu rapidement un vrai lieu de vie, de réflexions et de créations. Il a permis de recréer du lien dans ces moments difficiles. Pour les artistes, il a été un vrai outil de création artistique et militant, un moyen de continuer à faire des rencontres et à cultiver sa créativité. Cet espace a créé des synergies entre les différent.e.s acteur.trice.s de la Culture. La majorité des artistes sont dans des situations de précarité (et ça bien avant le covid), il est temps de démontrer que nos passions et nos compétences sont des métiers et qu’elles doivent être considérées par le public, mais également par les institutions.

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Je vous retrouve très très bientôt pour partager mes prochaines expositions !

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