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Murmures sylvestres

Le travail que je mène est une recherche sur l’entrelacement complexe et les multiples facettes des notions liées au paysage. Pratiquer le paysage, c’est pratiquer l’espace par une expérience sensible. Le paysage est porteur de l’imaginaire, des traces du passé et de la consistance du monde, il suscite donc des réflexions sur notre devenir. La vision du paysage peut être intuitive, subjective ou scientifique. Vouloir parler du paysage, c’est en quelque sorte vouloir se situer et faire l’expérience de la liberté. C’est, dans tous les cas, indissociable de la personne qui observe.

La série « Wanderlust« , est une invitation au voyage, à faire l’expérience du paysage d’un point de vue contemplatif. Dans cette nouvelle série « Murmures sylvestres », nous explorons ce paysage en nous immergeant à l’intérieur pour découvrir les secrets de la forêt. C’est subtil. C’est en explorant, et en étant à l’écoute que les mystères des bois peuvent nous être révélés.

J’ai travaillé avec deux pigments : un noir et un sépia, pour me concentrer sur les jeux de transparence, et sur l’ombre et la lumière. Cette intensité des contrastes permet de révéler et d’occulter ce que je donne à voir ou à suggérer et ce qui est en retrait. Pour les contrastes, j’ai réservé le blanc de la feuille pour avoir plus d’intensité.

Comme dans le travail artistique que je mène déjà, il y a un lien étroit entre la figuration et l’abstraction. Dans cette série, je tente de garder ce dialogue entre les deux, avec cette volonté de représenter le réel, mais également de s’en affranchir pour créer une ambiance mystérieuse et mystique et permettre à chaque personne de s’approprier l’œuvre grâce à ses ressentis et ses émotions. C’est la lumière qui guide notre voyage en immersion, qui révèle les différentes facettes de la forêt, et qui nous permet de déceler les différentes matières qui composent ce paysage.

Le noir, pourquoi ? Est-ce une couleur ?

Le noir ne fait pas partie du spectre visible des couleurs comme il ne reflète pas la couleur. Le noir pur, c’est l’absence totale de lumière, mais est-ce qu’on peut vraiment vivre cette expérience même en pleine nature ?

Utiliser un pigment noir, notamment en aquarelle, n’est pas anodin. Je trouve que cela permet une multitude d’expérimentation et la palette d’émotions est sans limite. L’ombre et la lumière sont interdépendantes quand il est question de valeur et c’est pour cela qu’il est intéressant de pouvoir expérimenter les nuances que donne le pigment noir s’il est utilisé avec beaucoup d’eau par superposition ou à sec.

Je ne travaille pas avec du noir dans sa signification première d’absence de lumière, il s’agit ici de l’utiliser comme un jeu entre la lumière et son reflet. Le noir révèle des surfaces, des matières et des détails. Le sépia, couleur brune, apporte une dimension introspective. Comme toujours, la compréhension de la peinture fait appel à notre propre vécu. Le sens qu’on attribue à une œuvre est seulement le miroir de ce qui est en nous, de ce qui nous appartient. C’est pour cela que je fais un parallèle entre la peinture et l’exploration de la nature, il est question d’être à l’écoute de ce qui nous entoure et de ce qu’on a au plus profond de nous. Cette couleur fait le lien entre l’écriture et l’image dans l’histoire de son utilisation. Elle met en valeur un imaginaire intemporel en faisant la jonction entre le passé et le présent. La couleur sépia est utilisée ici, pour permettre d’explorer ce qu’il y a en soi et dans la forêt, être dans le partage et créer un destin en commun.

Pigments utilisés :
“Noir de fumée” de Winsor & Newton
“Sépia” de Winsor & Newton

Disponibles à la vente

Je propose des peintures originales sur mesure. Si vous voulez en savoir plus c’est ici.
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