
Je vous présente mon nouveau projet artistique, « Empreintes », un voyage créatif de dix jours où les paysages grandioses des hauts plateaux du Vercors et du massif des Écrins dialoguent dans le murmure du vent.
Je documenterai cette expérience à travers des photographies, des dessins, des aquarelles, et des écrits, en explorant la relation entre la nature et ma créativité.
L’essentiel pour moi, est de découvrir ces lieux, de créer sans pression, sans attente de beau (ce n’est jamais évident ça surtout que je vous embarque avec moi) et de suivre un processus expérimental en documentant mes observations et mes réflexions au fil des jours. Je ne sais pas encore dans quelle aventure je m’embarque mais j’ai hâte de découvrir tout ça !
L’expérience in situ est terminée, je vous invite à suivre cette aventure et à découvrir avec moi l’évolution de mon travail à travers les contenus que je publierai prochainement.
Carnet de bord


Jour 10 : Réflexions crépusculaires
Depuis mon atelier éphémère perché à Monestier-du-Percy, le soleil s’éteint sur les sommets du Vercors. Un somptueux coucher de soleil se déploie sous mes yeux. Les silhouettes du Mont Aiguille, du Grand Veymont et du Gouteroux se détachent sur ce ciel qui s’embrase de teintes rosées et orangées avant de s’assombrir dans un violet profond mélangé à des nuances de gris et de bleu. Les crêtes se découpent avec netteté sur ce ciel en feu.
Plus loin, à l’horizon, dans la vallée, une tempête gronde ; un rideau de pluie sombre et menaçant contraste avec la douceur dorée et rosée du crépuscule. C’est un ballet qui se joue devant moi, entre calme et fureur, dans ce tableau d’ombre et de lumière. Cette scène grandiose me captive, et c’est avec une certaine émotion que je pense à ces derniers jours intenses, remplis de joie et de découvertes, me donnant une nouvelle énergie pour nourrir ma créativité. Un voyage qui restera ancré à jamais dans mes souvenirs, ouvrant un nouveau champ des possibles pour continuer à expérimenter l’aquarelle.
Bientôt, nous nous retrouverons pour dresser le bilan de cette expérience inoubliable. Après avoir laissé infuser les souvenirs de ce voyage et savouré chaque émotion ressentie sur les sentiers du Trièves, j’ai l’intuition que, de retour dans mon atelier, je sentirai le désir de transcrire ces panoramas, de laisser ma créativité se déployer librement, sans l’emprise du temps ni l’attente d’un résultat.

Le massif des Ecrins disparu dans le nuage de pluie

Le Vercors s’enflamme de poésie
Vidéo de l’aquarelle

Ambiances éphémères

La fabrique de l’imaginaire

Le mont Aiguille dans le ciel en feu

Effet du rideau de pluie

Travail du ciel


Jour 9 : Immensité
Platary (1586 m). J’ai cheminé d’abord sous la voûte claire d’une forêt de bouleaux, leurs troncs blancs se détachant sur le tapis vert émeraude de la mousse. Ce lieu féerique accueille à coup sûr tous les êtres magiques de la forêt. Un silence feutré, seulement troublé par le chant discret des oiseaux et le bruissement des feuilles sous chacun de mes pas. On se croirait encore en automne.
Arrivée proche du sommet, j’ai arpenté le sentier, silencieuse face à la grandeur de la nature. J’ai regardé avec attention si je n’apercevais pas un chamois, l’heure de prédilection pour se mettre au soleil. Le plateau, vaste et silencieux, s’étendait à perte de vue et offrait un panorama à couper le souffle sur le massif des Écrins et les hauts plateaux du Vercors. C’était incroyable, vraiment. Seule au monde face à cette immensité. Le vent se leva, j’ai juste respiré et regardé avec émerveillement ce qui m’entourait. En redescendant, les derniers rayons du soleil étaient filtrés à travers les aiguilles denses d’une forêt de conifères, un univers plus sombre et mystérieux. Quelle merveilleuse découverte avec cette succession d’ambiances et de contrastes !
À travers mon aquarelle, j’ai tenté de capturer l’essence même du lieu où je réside et de saisir la beauté de son incroyable paysage. Le village où je suis est blotti au cœur du Trièves, en contrebas du balcon est du Vercors.

Ambiances forestières

Sommet du Platarys (1586)

Parcours Jour 9
Vidéo de l’aquarelle

Mont Aiguille

Aiguilles de Lus

Travail des textures

Résultat de l’aquarelle


Jour 8 : Respire lentement
Comment fais-tu pour garder le cap ?
Dans ce brouillard d’incertitude, où les contours s’estompent,
Entends-tu l’espoir dans un murmure lointain ?
Ferme les yeux,
Imprègne-toi de ce silence.
Laisse-toi bercer par le vent.
Respire lentement,
Respire profondément,
Avance, sans peur,
Fais-toi confiance.

Aiguilles de Lus

Le premier plan contraste avec l’arrière plan

Parcours Jour 8
Vidéo de l’aquarelle

Mont Barral

Textures

Ajout des teintes spécifiques du coucher de soleil

Résultat de l’aquarelle


Jour 7 : Nouveau défi
Changement de décor ce jour, je me rends au nord-est pour découvrir la passerelle himalayenne du Drac suspendue entre 45 mètres et 85 mètres, elle mesure 220 mètres de long. Une nouvelle couleur vient compléter la palette de couleurs du voyage (en écrivant je me rends compte que je pourrais faire un nuancier de couleurs de ce voyage). De loin, elle se fond dans le paysage avec sa structure en acier et quand on se rapproche elle devient un emblème de l’audace architecturale. Elle est récente puisqu’elle a été ouverte au public en 2008. C’est toujours intéressant d’observer le patrimoine construit par rapport à la nature et de mesurer notre impact sur nos territoires de manière esthétique.
Ce paysage regorge de contrastes dans ses différentes textures entre la rugosité des rochers, la douceur des herbes, la violence des eaux du Drac s’opposent à la froideur lisse et métallique de la passerelle. Le passage sur la passerelle est une transition entre ces deux mondes, un moment où l’on ressent la puissance de la nature et la fragilité de la création humaine. L’expérience est à la fois fascinante et poétique, une rencontre entre la nature sauvage et l’ingéniosité humaine.
J’ai toujours été fasciné par la montagne et j’ai vraiment envie de pouvoir développer cet aspect là dans mon travail d’aquarelliste mais je repousse souvent car j’ai l’impression que c’est un défi complexe à relever. C’est toujours plus facile de se complaire à faire des choses que l’on a l’habitude et donc intimidant de se lancer dans une voie inconnue. J’ai toujours le souci de capturer l’essence d’un paysage et de révéler des ambiances, qui sont souvent éphémères. Là, il faut réussir à retranscrire une réalité avec la grandeur des sommets, le jeu de lumière et d’ombre est très important pour révéler les différentes facettes. Il est donc très important d’observer avec minutie la texture rugueuse des rochers. Après l’idée n’est pas d’aller dans de la simple représentation mais réussir à retranscrire une émotion qu’elle m’inspire en jouant avec les couleurs chaudes et froides, les différentes profondeurs. Je suis donc ravie grâce à ce temps de résidence, de m’autoriser à peindre ce qui me paraît inaccessible parce que trop complexe. Et j’ai hâte d’en faire de nouvelles.

Contraste entre la roche et l’eau

Figure dans la nature

Parcours Jour 7
Vidéo de l’étude

Passerelle du Drac

Textures différentes entre les différents plans

Etude d’un même sujet

Résultat de l’étude


Jour 6 : Immersion
Pour l’instant, la majorité des parcours que j’ai faits étaient dans la vallée et aujourd’hui je m’élève un peu pour changer de perspective et découvrir les silhouettes de plus près. Les couleurs s’intensifient, je distingue mieux les forêts et les textures de roche se dévoilent, la lumière rasante du soir sculpte les parois et révèle des détails.
Ma démarche reste toujours la contemplation et donc je me raisonne pour ne pas gravir le mont Barral (1903m) (alors que je ne suis pas si loin du sommet (1h10 ahah)). Mais une petite voix dans ma tête me dit quand même que je pourrais faire plus comme je suis déjà là mais ce n’est pas l’objectif. Je parcours tout de même 9km avec 500m de dénivelé. L’immersion permet de mieux appréhender mon sujet. Pour peindre, et créer, j’ai besoin de connaître un paysage sous tous ses angles et une multitude de facettes pour pouvoir m’approprier les ambiances et m’émanciper pour laisser l’imagination prendre le relais.
Comme vous pouvez le voir sur les photos, je suis toujours obsédée par le Mont Aiguille qui continue de me fasciner. Sa présence imposante et sa silhouette unique sculptée par le temps, me captive toujours autant. J’ai très envie de le peindre mais je suis timide. Pour l’instant, je n’ose pas trop. Je ne sais pas quelle facette de lui peindre : sa force brute ou sa beauté silencieuse ; chaque jour sous une lumière et un angle différent il se révèle et procure de nouvelles émotions.
Les deux aquarelles explorent la profondeur et le mystère des sous-bois avec des teintes chaudes et profondes. Les pigments (sépia, indigo, Winsor Violet, Winsor Yellow Deep) créent une atmosphère envoûtante. Je trouve que les touches de violet qu’on voit bien sur la vidéo ne ressortent pas assez lorsque l’aquarelle est sèche. J’utilise des feuilles du moulin de Richard de Bas qui ne sont pas destinées spécifiquement à l’aquarelle et c’est la première fois que je teste ces feuilles donc je ne connais pas trop encore comment elles réagissent.
La transparence de l’aquarelle permet vraiment de créer un jeu subtil de lumière et d’ombre. J’avais envie d’inviter à la promenade contemplative au cœur de la forêt avec cette petite série.

Figure dans le paysage

Mon obsession

Parcours Jour 6
Une des aquarelles du jour

Jeu d’ombre et de lumière

Textures

Nuances

Test avec de la mousse

Maillage végétal


Jour 5 : Un Instant Suspendu
Quelle chaleur écrasante ! L’été s’invite, et je me rends compte que je n’ai ni prévu de casquette ni de short dans ma valise pour ce voyage.
J’observe le ciel, en fin d’après-midi, il arbore une teinte ocre et voilée, à cause des poussières du Sahara. Une ambiance particulière, presque surnaturelle, recouvre le paysage.
J’aperçois le Grand Ferrand (2758 m) au loin, majestueux et enneigé, contrastant fortement avec la chaleur de la vallée. Sa silhouette est puissante et imposante. On me demande souvent si je travaille à partir de photos, ce n’est pas vraiment le cas. Pour la restitution de ce voyage, j’ai choisi de vous partager des photos pour vous donner l’envie de regarder à ma manière les détails. L’observation se fait à chaque virage du sentier et permet de saisir de nouvelles particularités, notamment avec les différents premiers plans qui changent et révèlent d’autres ambiances.
Pour tout vous dire, j’étais un peu déçue de quitter mes contrées auvergnates pile au moment où l’ail des ours poussent le long de l’Allier alors comment puis-je vous exprimer la joie que j’ai eue d’en trouver ici (oui je sais ce n’est pas propre à l’Auvergne mais bon). Au détour d’un sentier forestier, je découvre le long d’un petit ruisseau de magnifiques feuilles brillantes d’un vert tendre. Je souris. Les rayons du soleil à travers les arbres créent une ambiance toute particulière qui renforce ce moment comme un temps suspendu et rempli de magie. Je vois les fées et les êtres de la forêt s’affairaient pour que cet endroit reste préservé. Je décide donc de procéder à une cueillette délicate et un parfum envoûtant m’entoure. Je prélève quelques boutons floraux pour les manger directement. Quel bonheur de l’instant présent.
Je finis ma promenade et la température commence à décliner, ça me rappelle ces soirs d’été où il fait encore assez chaud pour ne pas mettre une petite laine et qu’on peut profiter un peu de la fraîcheur. Je suis tellement heureuse et reconnaissante à chaque fois que je peux sortir en nature et marcher, c’est un fait simple mais qui prend une part importante dans ma vie et que j’aime particulièrement.
Je continue mes tests à l’aquarelle avec du sel. C’est une expérience très agréable car de nombreux effets apparaissent sur la feuille en séchant (voir la vidéo).

Ambiance avec
les poussières sahariennes

Qui suis-je ? (si tu as lu le jour 4 tu connais mon obsession)

Parcours Jour 5
La magie s’établie entre la rencontre des pigments et du sel

Joie de la saison :
L’ail des ours !

Textures

Observation n°1 du Grand Ferrand (2758m)

Observation n°2 du Grand Ferrand (2758m)

Observation n°3 du Grand Ferrand (2758m)

Nouveau test avec le sel

Les effets apportent beaucoup de détails

Détail de l’aquarelle


Jour 4 : L’Écho des Siècles
Il fait très beau. Beaucoup plus chaud qu’hier et les jours précédents, même si le vent souffle encore un peu. Je me sens tellement mieux organisée, ça fait du bien ! J’ai réussi à déjeuner avant 15h, et je suis ravie car ça me laisse plus de temps pour ma promenade et profiter de la nature. Je vais partir explorer un peu plus au nord-est d’où j’habite actuellement pour une balade et en profiter pour monter au sommet du mont Grand Fays (1105 m), puis à la Serre de la Fayole (1080 m). Je suis heureuse de découvrir ce coin de pays sous un autre angle. D’ici, je suis beaucoup plus proche du massif des Écrins et j’ai une vue imprenable sur les hauts plateaux du Vercors, notamment le mont Aiguille.
Sa silhouette me fascine depuis mon arrivée ! Il est très imposant et splendide. Son érosion lui donne une silhouette unique, vraiment captivante. Il est fier et solitaire. Un géant de calcaire, avec des falaises abruptes. J’ai appris qu’il est très célèbre auprès des grimpeurs, et qu’il représente même un peu les débuts de l’escalade en France, avec sa première ascension en 1492 ! J’ai très envie de le peindre pendant mon séjour ici, je veux saisir son profil avec des traits précis et son aura de mystère. Parfois, il faut laisser l’inspiration se déployer pour qu’elle prenne tout son sens. Je souhaite que mon travail transcrive au mieux l’émotion que j’éprouve en le contemplant. Une fascination mêlée à une certaine timidité. Il représente un géant, une force brute avec une essence toute particulière. Il défie les siècles et porte en quelque sorte les secrets de l’humanité.
Dans l’endroit où je me trouve, il y a un poêle ; l’occasion d’utiliser du charbon pour dessiner ! Cette matière brute et noire offre une expérience de dessin unique. Sa texture est à la fois rugueuse et poudreuse, comme vous pouvez le constater sur la vidéo, ce qui permet d’obtenir un noir profond. L’épaisseur des morceaux de charbon permet de créer aléatoirement des traits épais et imprévisibles, contrastant avec la blancheur du papier. J’ai utilisé du papier du Moulin Richard de Bas, d’un grammage de 200 g/m² je crois. J’avais également envie d’expérimenter avec les écorces de tronc que j’ai trouvées sur mes chemins. Il était très plaisant d’utiliser ce matériau avec ce noir profond et velouté, en jouant sur l’intensité, la pression et l’estompage. J’utilise aussi des crayons graphite pour plus de précision dans les détails.

Dialogue silencieux avec le Mont Aiguille

Textures

Parcours Jour 4
Dessin charbon et graphite sur papier du moulin à papier Richard de bas

Mémoire du temps

Accès Grand Fays (1105m)

Le charbon …

libère ma créativité

Le résultat


Jour 3 : Un pas à la fois
15h. Je suis fatiguée. Je m’endors. J’ai toujours pas mangé. J’ai tant travaillé depuis ce matin, je me suis couchée très tard hier soir. C’est une course contre la montre pour tout réaliser, pour être à la hauteur de mes propres ambitions et de mes attentes. Je suis toujours si exigeante envers moi-même, je veux tout donner, faire de mon mieux. Je me dis que c’est important de repousser ses limites, mais parfois, je me demande si ce n’est pas trop. Je me sens « matrixée » par la société qui nous pousse à la performance, à la perfection…
L’idée même d’une promenade me semble insurmontable, tant la fatigue est intense. Comment trouver la force de faire un seul pas ? Et pourtant, je sais que j’ai besoin de ça. Sortir. Juste une heure. Tant pis pour la performance. Je ne suis pas là pour ça mais pour profiter du moment présent et l’apprécier avec sérénité. Au fur et à mesure que je marche, la fatigue s’estompe. L’air frais, le soleil qui a fait son apparition… je me sens bien comme toujours quand je marche. De nouvelles idées germent. Il faut que je trouve un meilleur équilibre, un rythme plus doux… Je dois ralentir, et dompter mon mental bouillonnant qui veut tout faire à la fois mais qui ne tient pas compte que tout cela prend du temps, surtout si on veut bien faire les choses.
Comme vous pouvez l’apprécier en regardant les images qui suivent pour cette peinture, j’ai utilisé de la mousse mais également du sel. Les grains de sel absorbent l’eau et créent des cristaux. Lorsque la peinture sèche, les cristaux se dissolvent, laissant des trous et des marques dans la peinture. Ces empreintes peuvent ressembler à des étoiles, des nuages, ou même des gouttes de pluie ! Ces effets rappellent la dentelle de la mousse.

Orfèvrerie

Les rayons du soleil dans l’atelier

Parcours Jour 3
Vidéo (mets le son)


Peinture du jour

Un soupçon de sel

Le sel absorbe les pigments

Le résultat sec


Jour 2 : Récolte
Aujourd’hui marque le début de l’expérimentation avec les éléments naturels du site ! Il est temps de sortir mes pinceaux et de me laisser guider instinctivement par ce que j’ai vu et ressenti lors de mon exploration. Il y a moins de vent (il fait donc moins froid). 11,5 km. Le soleil joue à cache-cache, et entre mon départ et mon retour il disparaît entièrement pour laisser place à la pluie. J’observe minutieusement ce qui m’entoure, notamment les végétaux qui guident ma récolte. L’objectif est de transformer les éléments récoltés – feuilles, fleurs, branches, écorces – en outils de peinture, voire de dessin.
Je n’ai pas d’attente, j’ai juste envie de me laisser guider par les fines aiguilles de pin sylvestre. Ce nouvel outil laisse une trace subtile et expressive sur ma feuille. Une technique que je trouve très authentique et spontanée. Je me sens liée à la forêt.
Pendant ma session de peinture du jour, j’ai écouté (plutôt que regardé, oui on ne peut pas tout faire en même temps ^^), ce documentaire sur l’artiste française Suzanne Valadon, la première femme admise à la Société nationale des Beaux-Arts en 1894. Une époque où les femmes ne pouvaient pas être facilement artistes reconnues, celles qui peignaient ou dessinaient n’étaient pas considérées comme des artistes mais on leur attribuait leur passion à une activité du dimanche. Elle devient connue au départ car elle est rapidement repérée à Paris par les peintres pour devenir modèle et muse. Grâce à ce travail, elle se forme en autodidacte à force d’observer les peintres pour lesquels elle pose. Son esprit libre et sa volonté à faire ce qui lui plaît lui permettent de peindre toute sa vie. Elle bouleverse le Paris de l’époque en peignant des hommes nus de face, ce qui est très mal vu à l’époque et même interdit dans les académies et les écoles (contrairement aux femmes qui ont une pratique courante). Elle peint et dessine des femmes nues mais pas pour le regard voyeur et le désir des hommes, elle dessine des corps pas forcément désirables. Pour pouvoir exposer son œuvre « Adam et Eve » de 1909 (huile sur toile), elle est contrainte d’ajouter une feuille de vigne à Adam pour cacher l’outrage, en revanche le salon des indépendants n’exige pas d’occulter le sexe d’Eve… Je vous invite à regarder ce documentaire, c’est une découverte, notre société a tendance à faire disparaître ses femmes artistes alors qu’il y a de magnifiques travaux.
« La nature a une emprise totale sur moi, les arbres, le ciel, l’eau et les êtres, me charment passionnément, profondément.
Ce sont les formes, les couleurs, les mouvements, qui m’ont fait peindre, pour essayer, avec amour et ferveur, de rendre ce que j’aime tant. » Suzanne Valadon

Ambiance

Nouvel outil d’expérimentation

Parcours Jour 2
Vidéo de la peinture

« Adam et Eve » Suzanne Valadon

Contrastes et textures

Entre abstrait et figuratif

Diffusion du pigment dans un lavis


Jour 1 : Installation et découverte des lieux !
Je m’installe dans un logement très cosy et agréable. Le cadre est magnifique ; je suis directement au contact de ces merveilleux paysages. Il y a du vent aujourd’hui, avec des rafales à 65 km/h, mais le soleil est au rendez-vous : il fait très beau. 12 °C. Première balade : 9 km. J’ai tenté de faire une petite carte, plutôt abstraite pour l’instant. C’est intentionnel de ne pas avoir mis d’échelle, ni de repères (comme les villages ou les routes départementales). On verra où ce travail de figures me mène, mais c’est en tout cas l’empreinte de mes pas sur ce territoire qui se dessine.

Minéral/Végétal

Une belle rencontre

Parcours Jour 1
Installation d’un petit atelier

Les dernières lueurs

Sculpture
*
C’est une invitation à une danse lente,
Où chaque détail compte comme un battement d’aile,
Comme un battement de cœur.
Un pas après l’autre,
Prendre le temps,
D’observer, les yeux grands ouverts,
La beauté du monde qui se dévoile.
Respirer,
Profondément,
Et s’abandonner
À la magie de l’instant présent.
*

Grande Tête de l’Obiou (2789m), d’ombre …

et de lumière.

